Seidr

Présentation

Le Seidr (ou Seiör), « Magie ? », est le royaume de pouvoir des Völvas, des Dieux et de quelques créatures, consistant en rituel de magie et d'Oracle, à la fois bénéfique et maléfique. Ce sont les Vanes qui firent connaître le Seidr aux Ases par Freyja qui en est la maîtresse. A savoir que les légendes parlent de la féminisation qu'apportent le Seidr, même pour les hommes !
Cette science apparaît dans quelques textes où l’on peut s’apercevoir de ses pouvoirs sans limites puisant sa source dans le Wyrd même pour les Oracles Runiques et dans les "ondes telluriques" des Eléments pour la "Magie".

Avertissement

Il est bon de signifier et de mettre en garde contre l'utilisation grossière et ésotérique du Seidr et de leurs symboles gravées, les Runes.
Toutefois il est inévitable que certains individus décident d'employer l'un ou de prédire par les autres l'avenir. Alors mieux vaut présenter ici leur application partielle et en démontrer l'usage de ceux les employant à leur origine. Il ne s'agit pas non plus d'attester de méthodes dont on a aucune traces par ailleurs. Dans notre langue courante il y a des mots qui blessent, humilient et servent aux pires propagandes ou manipulations… les Runes et le Seidr ne sont pas autrement, car elles sont les mots du Futhark. Nuls ne devraient les graver sans raison ni foi, ce serait là un terrible manque de respect.


Le Seidr

Le Seidr est fondé sur la cosmogonie, la cosmologie et la mythologie germano-scandinave. Il constitue actuellement l'un des éléments majeurs de la Tradition Nordique.
Le Seidr peut être considéré comme une alliance entre la sorcellerie et le chamanisme.

Ici, le terme sorcellerie n’est pas pris au sens qu’en a donné le catholicisme, c'est-à-dire que tout ce qui sort du cadre de la religion est diabolique, mais bien sous sa signification originelle qui est l’art de « jeter les sorts » : lire les arcanes du destin, et agir occultement afin d’éventuellement le modifier ou d’en créer un nouveau, tout en restant en harmonie avec les lois cosmiques.

Seidkona

La Seidkona ("femme du Seidr") est une sorcière chamane, pratiquant profondément les Arts Occultes liés plus particulièrement à la Nature, à la Mère Primordiale Lumineuse et Terrible. La maîtrise des forces naturelles implique la maîtrise de sa propre nature, et donc la Seidkona n’est pas soumise à la dualité bien-mal, elle est au-delà.
Selon les sources, Seidr signifie "magie" en ancien norrois, ou encore, "bouillonnant". Cette dernière traduction est intéressante, car elle exprime l'utilisation, dans cet Art d’Europe du Nord, des puissances inhérentes à l’homme, similaires à celle de la Nature pouvant se déchaîner à travers tempêtes, tremblements de terre et irruptions volcaniques, tout comme peuvent s’exalter les passions humaines. Mais à la différence du profane, la Seidkona a la maîtrise de ces forces et énergies.
(Par Solveig)

Chamanisme

Le chamanisme, quant à lui, est certes un culte profond à la Nature comme la sorcellerie, mais également l’art de la transe (état modifié de la conscience permettant une plus grande ouverture de cette dernière), et tout ce que cela implique : entre en contact avec les Esprits, voyager occultement dans les différentes sphères, danses et chants sacrés etc.
Le terme de chamane est issu, pour l’origine la plus communément nommée (et fort controversée), du « saman » de la langue toungouse, tribu autochtone de Sibérie. Sa traduction n’est pas clairement définie : « celui qui bouge et saute », « celui qui est transporté », « celui qui est sage »…, mais toutes ces définitions démontrent bien qu’il s’agit d’un être à part, à la fois maître de la transe et détenteur de la sagesse.

(Par Solveig)

Galdrs

Les Galdrs sont les chants de pouvoir du Seidr.
Ces psalmodies incantatoires sont évoquées dans le Havamal entre les strophes 146 et 163 où l'on dénombre 18 Galdrs cités par Odin. Ils y sont clairement liés aux Runes même s'ils ne correspondent pas forcément numériquement aux nombre des Glyphes trouvées dans le Futhark.

  • Version synthétique des Galdrs du Havamal :

Le premier, inconnu des maîtres des hommes, sert à chasser leurs tristesses,
Le second provoque la peur de ceux le méconnaissant,
Le troisième brisera les armes de ses ennemis à la guerre,
Le quatrième permet de se défaire de tous les liens ou chaînes retenant captif,
Le cinquième arrête les flèches et les déposes dans les mains,
Le sixième renvoie les Runes gravées par l'être maléfique désirant maudire,
Le huitième apaisera les coeurs des belliqueux, chassant la haine pour la paix,
Le neuvième calme les flots impétueux et rend doux les vents des eaux,
Le dixième chasse les revenants et égare leur âme damnée,
Le onzième épargne les compagnons d'armes si leur cause est juste,
Le douzième ressuscite pour un temps les morts pour qu'il narrent leurs vies,
Le treizième par l'ablution d'eau rend le combattant de la foi invulnérable,
Le quatorzième permet d'être investi des noms et secrets de tous les êtres,
Le quinzième donne puissance aux Ases, aux Alfes et aux Dvergrs,
Le seizième envoûte le coeur des femmes à la peau blanche,
Le dix-septième assure la fidélité de l'être aimé ou de la vierge,
Le dernier chante le savoir qui demeure encore inviolé et interdit aux Hommes.

Apprendre à les chanter, Loddfàfnir,
Te prendra beaucoup de temps
Mais ils te seront secourables si tu les comprends,
Utiles si tu t'en sers,
Nécessaires si tu en as besoin.

Magie

Comme on l'a vu dans la section "Avertissement", la "Magie" est indéniable dans la pratique des Runes et du Seidr mais dans la philosophie contextuelle et culturelle de cette croyance antique.
Toutefois on n'invoque ni ne grave les Runes impunément. Ce n'est pas tant que superstitieusement il y est à craindre quelques malédictions, mais tout symbole a un sens et des effets sur les esprits, surtout ceux impressionnables. Ecrire ou brûler un livre, engager ou renier sa parole, bénir ou maudire un lieu, ou même encore échanger des anneaux, ne sont pas des actes sans conséquences. On connaît leur portée.
Pourquoi donc en serait-il autrement avec ces pratiques ?
Ainsi nul ne peut s'octroyer le droit de dogmatiser ces usages car nul ne fera jamais autorité en la matière. La "magie" et la "divination" ne se réclament d'aucune écoles, ni d'aucune Eglises, mêmes celles de type Asatru ou Odiniste.
La "Magie" aux temps antique avait à voir avec le Merveilleux et trouvait sens dans la vision des choses et la culture d'alors… ce qui a été ne peut plus être.

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